Après les JMJ, la vie continue!

Voilà, il faut maintenant reprendre la vie ordinaire où Dieu se cache : n’hésitez pas à contacter les couvents de frères ou de soeurs près de chez vous pour participer à un groupe de jeunes existant ou pour en monter un!

Il en existe déjà un à Toulouse (carmes.toulouse@wanadoo.fr) et un à Paris.

A Paris, les rencontres du groupe jeunes auront lieu les 17 oct. ; 7 et 28 nov. ; 19 déc. Infos : carmesparis@gmail.com ou carmes-paris.org

Il y a aussi une école d’oraison pour 18-25 ans animée par un frère qui commence le mercredi 16 novembre à St Sulpice pour 6 séances : infos sur edojeunes.blogspot.com



JMJ : le retour… à Paris

broussey.jpg

Pour tous ceux qui sont dans la région parisienne ou ceux qui sont de passage, nous vous invitons à une
soirée post JMJ Carmel
le jeudi 29 septembre 2011
chez les soeurs carmélites de St Joseph
44 rue du Cherche-Midi 75006
à partir de 20h.

Apportez votre contribution au repas et vos carnets de chant!



JMJ : la presse en parle

frresetsoeursdevantstjosephdavila.jpg

Notre blog vous propose de relire les JMJ de l’intérieur grâce à notre chronique ci-dessous et aux quelques photos dans l’album. Mais il est aussi intéressant de voir comment nos JMJ carmélitaines ont été perçues par les media.

Voyez ce que les journalistes en pensent :

Emission télévisée en podcast sur KTO « les carmes aux JMJ »

Article de la Croix par un journaliste qui a suivi l’un d’entre nous « Oraison et douches froides pour les premières JMJ de Bertrand »



Chronique du lundi 22 août 2011

Chers parents, chers amis, vous tous qui nous suivez,

Nous nous réveillons sur l’un des prés du Broussey, les cloches sonnent, mais certains se rendorment vite. Nous passons tous à la douche, qui nous surprend en n’étant pas froide. Mais le petit-déjeuner nous rend très vite le sourire : nous retrouvons du pain de boulangerie bien français, ainsi que le beurre et la confiture ! Nous nous empressons auprès des moines pour leur demander ce qu’il s’est passé dans le reste du monde pendant que nous étions à Madrid, ils nous donnent très gentiment des informations, qui nourrissent notre prière.

À 11 heures, c’est la messe, présidée par le frère Maximilien-Marie, et prêchée par le frère Gérard-Marie. Frère Jean-Alexandre, qui a été pendant tout le voyage pris par l’organisation, prend la parole pour nous remercier d’être venus, faire un petit bilan de tout ce que nous avons vécu. Même si nous sommes tous fatigués, ce sont des sourires sur tous les visages, une vraie jubilation, qui s’exprime après la messe, quand nous nous mettons à chanter des chants de louange, à applaudir frénétiquement. Nous prenons les dernières photos de groupe, puis nous nous lançons dans une immense farandole qui va nous pousser à refaire pour la dernière fois le chant de la Bergère tout autour du monastère. Puis, c’est le pique-nique, le dernier des JMJ, mais avec du pain frais, le même qu’au petit-déjeuner, un vrai sandwich maison, qui nous réjouit.

Le car se vide peu à peu, mais c’est à Paris qu’il se vide de sa majorité. Que ce soit au Broussey ou à la Porte d’Orléans, les adieux sont difficiles, et nous avons tous le souhait que ce ne soient que des au revoir. Nous avons l’espoir de nous revoir bientôt, dans nos différents groupes ou tous ensemble. Quand les Parisiens descendent, nous crions une dernière fois « St Jean ! Ste Thérèse ! », et l’émotion nous gagne tous, jeunes, Carmes, parents venus nous chercher. Les mots sont très en-dessous de la réalité, j’en suis bien consciente.

Cette route du Carmel est-elle finie, ou n’est-elle que le début ? En tous cas, nous sommes repartis différents, changés. Il est difficile de dire comment nous vivrons la suite de ce pèlerinage, mais nous ne souhaitons pas en rester là. Finir cette chronique, c’est presque aussi compliqué que de tenter de vous faire partager ce que nous ressentons profondément, tant cela nous dépasse, aussi je finis ici, en rendant grâces à Dieu pour tout ce que nous avons vécu, chacun dans nos coeurs et dans notre groupe, et en vous remerciant de nous avoir suivi de vos pensées, de vos prières.



Chronique du dimanche 21 août 2011

Après cette nuit un peu agitée, mais qui nous aura valu un splendide feu d’artifice à la fin de la veillée, nous nous réveillons au sec. Et c’est un soleil de plomb qui va nous accompagner pendant la matinée et la messe. Assez vite, nous apprenons que la tente qui servait de chapelle au Saint Sacrement s’est écroulée dans la nuit, sous l’effet de la tempête, et avec elle, la réserve eucharistique. En raison de cet incident, on nous annonce que nous ne recevrons pas la communion. La déception est grande dans le groupe, mais nous décidons, sur l’invitation des appariteurs, de faire une communion spirituelle.

Le pape arrive, et la messe commence. Nous chantons à pleins poumons l’hymne des JMJ, et nous suivons la liturgie, sous une chaleur écrasante. Mais la ferveur est là, après la nuit que nous avons passée, et nous écoutons le pape lors de l’homélie, dont il donne des passages en français. Il nous envoie en mission, nous invitant à témoigner de notre foi, et à ne pas vivre notre foi en solitaires, mais bel et bien dans la communauté. Nous le regardons sur les écrans célébrer l’Eucharistie, et le silence est impressionnant pendant la prière eucharistique. Personne ne parle, tout l’aérodrome est recueilli, agenouillé ou debout, le recueillement est palpable. À la fin de la messe, une surprise nous attend : la bénédiction papale solennelle s’étend à nous, ce que nous portons et ce que nous avons avec nous, ce qui nous comble de joie. Avant la bénédiction, nous récitons l’Angélus avec le pape, et le murmure de la prière parcourt toute l’assemblée. Nous recevons la bénédiction, les JMJ en tant que telles sont finies.

Nous déjeunons sur place, puis nous retournons à Mostoles, où nous chargeons les sacs dans nos bus. Le groupe de Paris a la joie d’apprendre que le bus qui a remplacé celui qui est tombé en panne reste le nôtre jusqu’au dernier retour à Lille. Nous reprenons le bus, et nous arrivons dans la nuit, vers trois heures du matin, au monastère des Carmes du Broussey, près de Bordeaux. Là-bas, les Carmes nous attendent, prêts à nous accueillir. Malgré l’heure très tardive, ils nous indiquent les douches, les toilettes, et nous proposent de dormir à la belle étoile pour avoir un peu de fraîcheur. Nous acceptons avec joie, tout au plaisir d’être en France.



Chronique du samedi 20 août 2011

Chers amis, chers parents, vous tous qui nous suivez,

Ce samedi, c’est un grand moment qui nous attend : la veillée de prières avec le Saint Père, à l’aérodrome de Cuatro Vientos. Le matin, nous bouclons nos sacs, qui nous attendront jusqu’au dimanche, nous préparons nos sacs pour le minimum vital, et, après le petit-déjeuner, nous nous rendons dans un parc de Mostoles, pour la messe qui y est célébrée pour les groupes hébergés dans la ville. Dès le matin, la chaleur est accablante, et la protection civile passe régulièrement à travers les groupes pour les arroser. Ce soleil de plomb nous accompagne toute la journée. À la fin de la messe, le célébrant nous souhaite bon courage pour le voyage jusqu’à Cuatro Vientos.

Le déjeuner nous attend dans le même grand restaurant qui nous avait accueilli au début de notre séjour madrilène. Puis, c’est le grand départ vers Cuatro Vientos. Notre groupe grossit assez vite les rangs de la foule des pèlerins, bien que nous soyons très chanceux : en effet, Mostoles est situé à deux ou trois stations de métro de Cuatro Vientos, ce qui nous assure un trajet rapide, et surtout nous évite toute la traversée de Madrid. Sur le chemin qui va du train à l’aérodrome (le métro qui en est le plus proche est prudemment fermé par les autorités), la foule grossit encore, et nous remercions avec reconnaissance les habitants qui, sur le long du chemin, nous jettent par la fenêtre de l’eau, par les arrosoirs ou les seaux. Nous arrivons jusqu’à notre emplacement, le D7, qui est proche de la tribune, même si les écrans géants nous sont d’un grand secours pour suivre les cérémonies.

Dans un premier temps, nous avons du mal à nous rassembler, nous y arrivons à peu près, et nous attendons l’arrivée du pape et le début de la prière. Le soleil est écrasant, et les canons à eau qui arrosent généreusement les allées ne sont pas de trop pour nous rafraîchir. Certains d’entre nous s’allongent, s’arrosent, nous nous passons de la crème solaire, et nous essayons de chanter et crier plus fort que les Italiens qui sont nos voisins immédiats. Notre bannière, entourée de son plastique, qui nous semble alors inutile, laisse passer la lumière, et nous plantons fermement notre drapeau dans un sol très sec et très dur pour que les autres nous rejoignent.

La veillée commence, nous accueillons le pape, qui est extrêmement souriant, malgré la chaleur. Mais très vite, le ciel se couvre, la nuit tombe. Nous tentons de nous raisonner en nous disant que ce n’est que le crépuscule, mais d’autres craignent la pluie. La prière commence, nous attendons le moment où le pape va consacrer les jeunes au Cœur de Jésus. Mais assez vite, la pluie tombe, l’orage se déchaîne, le vent se lève en rafales. Nous tentons de nous abriter sous des bâches, des sacs de couchage, des tapis de sol, qui vont très vite se retrouver boueux, mais durant toute cette période, nous restons dignes, sans aucune envie de partir. Certains craignent les mouvements de foule, de panique, il n’y en a aucun. Nous avons la consolation de voir que le pape lui aussi reste présent. Parmi nous, des jeunes apprécient de prendre l’eau, d’autres commencent à égrener un chapelet en regardant les images du pape en train de parler, mais sans le son, puisque la sono est coupée. Puis, quand la pluie se calme, la prière reprend, et un prêtre sur la tribune nous regonfle le moral en nous disant que le pape est fier de nous ! Le sourire et le visage du pape nous marquent, son regard se pose nous longuement… La prière se finit, nous n’avons pas entendu la consécration, mais nous avons le sentiment d’avoir vécu une soirée mémorable. Nous suivons avec beaucoup de recueillement l’exposition du Saint Sacrement, dans le magnifique ostensoir de la cathédrale de Tolède, et nous recevons la bénédiction avec ferveur.

Puis la veillée continue et s’enchaîne, la pluie reprend, et nous nous endormons entre les averses et les rafales de vent. Dans la nuit, certains se réveillent : les fourmis s’invitent dans nos sacs de couchage.



Chronique du vendredi 19 août 2011

Chers parents, chers amis, vous tous qui nous suivez,

Après nous être préparés, puisque nous commençons à être rôdés en ce qui concerne notre organisation, la prise de notre petit-déjeuner, les Laudes que nous récitons sous l’un des préaux, nous retournons sur notre lieu de catéchèse, où c’est Mgr Éric de Moulins-Beaufort, évêque auxiliaire de Paris, qui nous enseigne sur la mission. Tout autour de nous, les prêtres confessent. Nous reconnaissons nos pères Carmes, mais aussi Mgr Michel Beau, évêque auxiliaire de Paris. L’enseignement est différent de celui de la veille, mais toujours aussi nourrissant, nous invitant à témoigner fermement de notre foi, et à garder une vie de prière et sacramentelle importante. Puis c’est la messe, très recueillie.

Le déjeuner se fait, encore une fois, de manière séparée, en ville. Nous nous retrouvons suffisamment tôt pour le premier des deux grands rendez-vous de la journée : la veillée autour des reliques de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, chez les carmes de Madrid. Le reliquaire est déjà là, vénéré avec respect et dévotion depuis des heures. Des corbeilles près de la châsse sont remplies d’intentions de prière laissées par les pèlerins. Dans la chapelle, nous trouvons aussi les portraits de Marie-Eugène de l’Enfant-Jésus, sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix (Edith Stein), les bienheureuses martyres de Guadalajara, ce sont les figures du Carmel qui sont représentées ici. Frère Martin dirige, avec la virtuosité que nous lui connaissons bien, notre moment de prière, composé de nos chants préférés, de lectures d’extraits des oeuvres de Thérèse, de prières. Vers la fin de ce moment privilégié, c’est une agréa blé surprise qui nous attend : il est demandé aux frères Martin et Maximilien-Marie de sélectionner, parmi les garçons de notre groupe, ceux qui auront l’honneur de porter les reliques de la sainte jusqu’à son véhicule. Dans le numéro de La Croix, daté du lundi 22 août 2011, vous pouvez retrouver le témoignage de Bertrand, l’un des nôtres, qui a eu cette chance. Un murmure d’émotion gagne notre groupe.

Une fois ce temps émouvant fini, nous nous dépêchons de filer à travers la ville pour être sûrs d’être bien installés devant un écran géant pour suivre le chemin de croix. Nous y arrivons, nous nous asseyons sur le bitume encore brûlant, et dès que ce moment de prière très intense commence, le calme se fait. Ce chemin de croix fut très émouvant, avec des méditations très concrètes, le transport de la croix de station en station par différents groupes de jeunes, et, surtout, les chars, typiquement espagnols, qui représentent de manière à la fois réaliste et saisissante les différents moments de la Via Crucis.

Nous partons dîner en ville, encore sous le coup de cette émotion, et nous rentrons en petits groupes dispersés pour notre dernière nuit à Mostoles.



Chronique du jeudi 18 août 2011

Chers parents, chers amis, vous tous qui nous suivez,

Nous accueillons aujourd’hui le pape, sous un ciel couvert, mais très motivés, malgré la fatigue et la nuit écourtée par la pluie pour certains. Des grèves de métro sont annoncées, mais nous avons la bénédiction d’avoir nos métros régulièrement et sans problèmes. Les frères ont décidé de nous faire changer de lieu de catéchèse, et nous nous rendons dans un espace de conférences et de congrès. Nous arrivons assez tôt pour ne rien louper de la catéchèse de Mgr Barbarin, cardinal-archevêque de Lyon, qui, prenant le thème « Enracinés dans le Christ », nous réjouit de sa parole percutante et simple, au point que beaucoup couvrent leurs cahiers de notes. Puis, nous assistons à la messe qu’il préside, avec beaucoup de recueillement.

Pour le déjeuner, nous nous séparons selon les souhaits de chacun pour l’après-midi. En effet, certains veulent aller visiter le Prado, d’autres, visiter la ville, encore d’autres, enfin, visiter l’une des nombreuses églises qui exposent le Saint Sacrement. Mais le plus important, pour tout le monde, c’est de se trouver en bonne place, de préférence sur le trajet du pape, ou au moins, près des écrans géants. L’un de nous, armé du drapeau français, a calculé pour donner rendez-vous dans un lieu près du Prado, où le pape devrait passer. Nous suivons avec beaucoup de ferveur sur cette place surpeuplée l’arrivée du pape, et nous pouvons même voir frère Maximilien-Marie avec d’autres du groupe sur les écrans géants, ce qui fait hurler de joie, au grand étonnement des Italiens et des Asiatiques qui nous entourent. Sont scandés à plusieurs reprises « Beneditto » et « Esta es la juventud del Papa ». Nous reprenons l’hymne des JMJ, et nous voyons le pape arriver et nous parler, puis nous recevons sa bénédiction. Hélas, ce qui va beaucoup nous décevoir, contrairement à nos prévisions, le pape ne passera pas devant nous.

Nous dînons dans la ville, prenant souvent à manger à emporter, et n’hésitant pas à prendre nos repas à même le sol de la ville. Cela nous donne l’occasion de discuter entre nous, d’échanger des propos profonds sur la doctrine de l’Église, nos premières impressions sur ce que nous vivons. Nous oublions la fatigue et nos jambes lourdes pour partager notre enthousiasme. C’est dans cette ambiance que nous rentrons à Mostoles.



Chronique du mercredi 17 août 2011

Chers amis, chers parents, vous tous qui nous suivez,

Dès le matin, frère Jean-Raphaël ne perd pas ses bonnes habitudes, et fait le tour des stades avec sa guitare pour nous réveiller. Nous faisons très vite connaissance avec nos douches froides, un peu spartiates, puis, nous posons nos sacs de couchage dans le gymnase, avant que nous soit distribué l’équipement du parfait JMJiste : le badge d’entrée pour Cuatro Vientos samedi, notre titre de transport, et nos tickets-restaurant. En effet, il nous suffit d’aller dans un restaurant portant le macaron « JMJ » pour y manger et payer avec ces tickets. Puis, après le petit-déjeuner, nous recevons nos sacs ; ils contiennent des plans de la ville, l’agenda du Festival de la Jeunesse, le guide du pèlerin, un chapelet, un tee-shirt (qui va vite se révéler trop grand pour la plupart d’entre nous), le Youcat (édition pour les jeunes du Catéchisme de l’Église Catholique), un exemplaire de l’évangile selon st Matthieu, et deux curiosités, à savoir une bouteille de bière sans alcool siglée JMJ, et la fameuse croix, mais présentée dans un emballage de médicament, avec sa notice d’utilisation. Beaucoup sont touchés par la beauté de cette croix.

Puis nous nous rendons sur notre lieu de catéchèse, et nous faisons ainsi connaissance avec le métro madrilène, qui est climatisé, pour notre plus grande joie, mais un seul trajet nécessite facilement deux changements, ce qui prend énormément de temps. Nous pouvons toutefois arriver suffisamment tôt pour entendre Mgr Blaquart, évêque d’Orléans, sur le thème « Affermis dans la foi ». Puis, c’est la messe qu’il préside, mais nombre de groupes, dont le nôtre, sont à l’extérieur de la salle, et si suivre la catéchèse et la messe, grâce à une bonne sono, n’est pas très compliqué, recevoir la communion est un peu plus compliqué en raison de l’affluence.

Après la messe, les frères arrivent à nous trouver un restaurant qui accepte de tous nous accueillir, et nous prenons le temps de déjeuner tranquillement. Dans l’après-midi, plusieurs groupes se constituent pour visiter la ville. Celui dans lequel je me trouve choisit de partir au Carmel de Madrid, le Carmel Ste Anne et St Joseph, fondé par la Mère Anne de Jésus, fondatrice du Carmel en France et en Belgique par la suite. Dans ce Carmel se trouvent les reliques de la bienheureuse Maria Sagrario de Saint Louis de Gonzague, fusillée le 15 août 1936, au début de la guerre d’Espagne ; elle fut aussi l’une des première pharmaciennes diplômées d’Espagne. Nous admirons la chapelle, puis nous prenons des images et des brochures biographiques. Enfin, nous pouvons visiter une cellule reconstituée, et voir des objets comme un manteau de choeur et un habit complet.

Nous nous dépêchons ensuite de nous rendre au lieu de rendez-vous pour aller à l’église où nous devons animer une veillée carmélitaine, composée de chants, moments d’oraison, gestes symboliques autour de la lumière, et pour finir, une procession de sortie derrière l’icône de la Vierge, au chant du Totus Tuus. Nous rentrons, prenons au vol des sandwichs, et nous nous couchons rapidement. Dans la nuit, notre terrain de foot se dépeuple sous l’effet d’une bonne averse.



Chronique du mardi 16 août 2011

Chers amis, chers parents, vous tous qui nous suivez,

C’est une brève nuit qui nous attend, avant de reprendre le car, pour la grande rencontre de tous les groupes carmélitains des JMJ à Avila. Les groupes viennent d’Espagne, bien sûr, du Portugal, de Pologne, d’Irlande, d’Italie, du Liban, nous avons cru reconnaître un drapeau Roumain, et, bien sûr, notre groupe était bien là, avec sa bannière et ses deux drapeaux français. En descendant du car, nous ne perdons pas nos bonnes habitudes, puisque nous entonnons très vite le chant de la Bergère, sous les yeux surpris des très nombreux Italiens. Les carmélites de Saint-Joseph des pays présents se retrouvent avec bonheur, ainsi que les carmélites de l’Enfant-Jésus, pour la plus grande joie de nos deux sœurs polonaises ! Après un temps de prière sous les remparts, marqué par la présence du Père général de l’Ordre et le message qu’il nous donne, nous nous séparons, pour des ateliers dans toute la ville. Le groupe dans lequel votre chroniqueuse se trouve a vu une pièce de théâtre, montée par le Mouvement Ecclésial Carmélitain (Italie), qui montre la proximité des thèmes entre sainte Thérèse de Jésus et Franz Kafka. Après un bref passage au monastère de l’Incarnation, nous filons déjeuner au CITES, puis nous partons visiter la Santa. Certains d’entre nous font des emplettes dans le magasin attenant. Il jouxte la salle des reliques, où sont conservés et exposés des objets ayant appartenu à la sainte, et un reliquaire.

Puis, nous nous retrouvons et nous reposons sous les remparts, à l’ombre, en attendant la messe, célébrée par l’évêque d’Avila. Au début de la cérémonie, une surprise nous attend : les reliques de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus arrivent en procession. Immédiatement, ne file se forme pour aller vénérer les reliques, interrompue par le début de la liturgie. L’évêque fait l’effort de dire une partie de son homélie dans la plupart des langues présentes, et nous nous réjouissons de voir nos pères français et suisse présents sur l’estrade, ainsi que notre diacre, en dalmatique !

Après la messe se tient un concert, au cours duquel chantent nos amis libanais. Puis, à 20h30, nous rejoignons nos cars pour atteindre notre lieu d’hébergement, un gymnase de Mostoles, dans la banlieue sud de Madrid. Quand nous arrivons dans les gymnases prévus, nous les trouvons tellement chauds que nous décidons, à la quasi-unanimité, de dormir à la belle étoile sur le terrain de sport qui fait partie de l’ensemble. C’est dans cette joyeuse pagaille que nous entamons nos journées madrilènes.



1234

Notre mariage - Il nostro m... |
CANTERBURY T@LES |
Millenium Development Goal |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | gucci158
| Blog du niveau intermédiaire
| Gregmontres